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Ce mardi 29 avril, la Banque centrale européenne tient le premier jour de sa réunion de politique monétaire. La décision sera annoncée demain, 30 avril, à 14h15. Et pour la première fois depuis plusieurs mois, ce rendez-vous suscite une vraie incertitude : non pas sur la décision immédiate, mais sur ce qui vient ensuite.
En janvier 2026, 85 % des économistes sondés par Reuters anticipaient un maintien des taux sur toute l'année. Aujourd'hui, les marchés intègrent une à deux hausses de 25 points de base dès juin. En quelques semaines, le scénario de fond a été entièrement réécrit. Comprendre pourquoi, et ce que cela implique concrètement pour la gestion de trésorerie, est devenu une urgence pour les entreprises françaises.
Derrière ce retournement, un seul facteur : l'intensification du conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés de l'énergie. Christine Lagarde a alerté dans un discours à Berlin le 20 avril sur l'ampleur du choc : une perte d'approvisionnement estimée à environ 13 millions de barils par jour, soit près de 13 % de la consommation mondiale. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite quelque 20 % du pétrole mondial, reste au coeur de toutes les incertitudes.
Les conséquences sont déjà visibles dans les données publiées par Eurostat le 16 avril : l'inflation annuelle en zone euro a bondi à 2,6 % en mars 2026, contre 1,9 % en février, soit une progression de 0,7 point en un seul mois. Dans le même temps, le FMI a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour la zone euro à 1,1 % en 2026, contre 1,4 % estimé auparavant.
C'est ce ciseau entre inflation qui remonte et croissance qui s'effrite qui place la BCE dans une position particulièrement délicate. Et qui repose brutalement la question du risque de stagflation en Europe.
La consultation Reuters publiée le 24 avril est sans ambiguïté sur la décision de demain : 84 économistes sur 85 interrogés prévoient un maintien du taux de dépôt à 2,00 %. Mais la suite est nettement moins consensuelle.
Plusieurs membres du Conseil des gouverneurs ont déjà exprimé leur positionnement. Martins Kazaks, gouverneur de la Banque centrale de Lettonie, a indiqué ne rien trouver à redire aux anticipations de marché qui intègrent deux hausses à partir de juin. Le FMI, de son côté, a estimé le 17 avril que la BCE devrait relever son taux directeur à deux reprises cette année pour lutter contre le bond de l'inflation lié aux prix de l'énergie, avant de revenir sur ces mesures en 2027.
D'autres voix restent plus prudentes. Grant Slade, économiste chez Morningstar, considère que les marchés ont réagi de manière excessive aux tensions géopolitiques et n'exclut pas une baisse des taux d'ici la fin de l'année si le conflit se résout rapidement.
Ce que tout le monde s'accorde à dire : l'incertitude est exceptionnellement élevée, et la BCE se prononcera réunion après réunion, sans trajectoire préengagée.
Scénario 1 : maintien prolongé (taux stables jusqu'à fin 2026) C'est le scénario le plus favorable à une gestion de trésorerie équilibrée. Le taux de dépôt reste à 2,00 %, les instruments monétaires continuent de délivrer un rendement stable et prévisible. L'approche en deux temps, court terme liquide et moyen terme sur obligations d'entreprises européennes, conserve toute sa pertinence.
Scénario 2 : une ou deux hausses dès juin (scénario central des marchés) C'est le scénario que les marchés pricent aujourd'hui. Des hausses de 25 points de base en juin et/ou juillet porteraient le taux de dépôt à 2,25 % ou 2,50 %. Pour les trésoriers, c'est une bonne nouvelle sur le court terme : les instruments monétaires quotidiens comme le Smart Overnight s'ajustent mécaniquement à la hausse du taux BCE, sans aucune action à mener.
Scénario 3 : hausse suivie d'une baisse en 2027 (scénario FMI) Le FMI anticipe un resserrement temporaire cette année, suivi d'une détente en 2027 une fois le choc énergétique absorbé. Dans ce cas, bloquer ses liquidités dans des dépôts à terme longs pourrait s'avérer sous-optimal. La flexibilité redevient un atout majeur.
Dans les trois cas, un point commun : l'inertie est le pire choix. Laisser ses liquidités sur un compte courant non rémunéré, c'est subir l'inflation quelle que soit l'orientation des taux.
Face à cette incertitude, la tentation de se précipiter vers des placements longs et bloqués pour "sécuriser" un rendement est compréhensible. Mais elle va à l'encontre de ce que commande la situation.
Si les taux montent, les instruments à taux fixe achetés aujourd'hui perdent en attractivité relative. Si les taux baissent ensuite, les dépôts à terme dénoués avant échéance génèrent des pénalités. La liquidité, dans ce contexte, n'est pas une faiblesse de la stratégie. C'est sa colonne vertébrale.
Des solutions comme le Smart Overnight permettent de capter le rendement du marché monétaire au jour le jour, en s'ajustant automatiquement à chaque évolution du taux BCE. Aucun blocage, aucun risque de duration, aucune pénalité de sortie.
Pour les réserves de moyen terme, l'Amundi EUR High Yield Corporate Bond ESG offre une exposition aux obligations d'entreprises européennes avec un potentiel de rendement supérieur. Dans un contexte de taux encore attractifs et de spreads de crédit bien orientés, cet horizon reste pertinent à condition de ne pas y allouer des liquidités opérationnelles.
Dans un environnement changeant, la réactivité est une condition de performance. Velesios a été conçu pour ça.
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La réunion BCE de demain ne sera probablement pas une surprise. Mais elle ouvre une période de trois à six mois où tout peut basculer : vers des hausses si le choc énergétique persiste, vers un statu quo si le conflit se résout, vers des baisses si la croissance décroche trop fortement.
Pour les entreprises françaises, naviguer dans cet environnement sans stratégie de trésorerie claire, c'est laisser le hasard décider à leur place. Allouer intelligemment ses liquidités entre disponibilité immédiate et rendement de moyen terme, c'est reprendre le contrôle, quel que soit le scénario qui se réalise.
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