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Depuis juillet 2025 et l'accord de Turnberry, les entreprises françaises exportatrices naviguaient à vue. Un taux plancher de 15 % sur leurs produits vendus aux États-Unis, des négociations au point mort, et une épée de Damoclès : l'ultimatum de Donald Trump, fixé au 4 juillet 2026, menaçant de porter les droits de douane sur les voitures et camions européens de 15 % à 25 % en cas d'échec de la ratification.
Ce matin, ce scénario s'éloigne. Un compromis vient d'être annoncé entre Bruxelles et Washington. L'Union européenne a trouvé une position plus souple qui donne aux États-Unis jusqu'à fin 2026 pour réduire les surtaxes sur les composants en acier. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un accord permettant de "stabiliser les relations commerciales transatlantiques". La ratification formelle devrait suivre dans les prochaines semaines.
Pour les dirigeants et trésoriers d'entreprises françaises, cette actualité change les équations. Pas toutes, pas immédiatement. Mais suffisamment pour justifier une remise à plat de la stratégie de trésorerie.
Pour bien comprendre les implications, un rappel du contexte :
Ce que cela ne change pas : le taux de 15 % reste le plancher applicable. Les produits européens ne retrouvent pas un accès sans droits de douane au marché américain.
Ce que cela change : l'incertitude de court terme recule significativement. Les entreprises qui avaient constitué des réserves de trésorerie en prévision d'une escalade tarifaire disposent désormais d'un horizon plus lisible.
Depuis le début des tensions commerciales en 2025, beaucoup d'entreprises françaises exportatrices ont fait le même choix : conserver davantage de liquidités, différer des investissements, attendre de voir. Une précaution rationnelle dans un contexte d'incertitude maximale.
Ce comportement a un nom dans la littérature économique : la "precautionary cash hoarding", ou thésaurisation de précaution. Il est documenté à grande échelle par les données de la Banque de France : les encours de dépôts à vue des entreprises françaises ont continué de progresser en 2025 et début 2026, même dans un contexte de taux encore attractifs.
Le problème : maintenant que la visibilité revient, cette trésorerie de précaution ne se réajuste pas automatiquement. Elle reste dormante, non rémunérée, pendant que l'inflation tourne à 3 % en zone euro.
Pour une PME qui a conservé 300 000 euros supplémentaires en attente de clarté commerciale, cela représente 9 000 euros d'érosion annuelle. Pour une ETI avec 2 millions d'euros en réserve : 60 000 euros.
L'accord commercial n'efface pas tous les risques. L'ultimatum du 4 juillet a reculé, mais la ratification formelle n'est pas encore bouclée. Et les contremesures européennes restent suspendues jusqu'au 6 août 2026.
Autrement dit, la visibilité est meilleure mais l'incertitude n'est pas nulle. La bonne stratégie n'est donc pas de tout mobiliser d'un coup, mais de faire un bilan lucide de la trésorerie constituée "par précaution" et de distinguer trois niveaux :
Niveau 1 : le matelas incompressible C'est la trésorerie opérationnelle indispensable, quoi qu'il arrive. Elle doit rester immédiatement disponible. L'outil adapté : un instrument monétaire quotidien comme le Smart Overnight, ancré sur le taux BCE à 2,00 %, disponible à tout moment, sans frais de sortie.
Niveau 2 : la réserve de prudence ajustable Ce sont les liquidités conservées "au cas où" lors de la période de tension. Maintenant que la visibilité s'améliore, une partie peut être réorientée vers un horizon moyen terme. Des solutions comme l'Amundi EUR High Yield Corporate Bond ESG permettent de viser un rendement supérieur, tout en conservant la possibilité de remettre en mouvement ces capitaux si le contexte changeait à nouveau.
Niveau 3 : les projets repoussés Ce sont les investissements, recrutements ou acquisitions mis en attente. Leur réactivation ne relève pas de la trésorerie à proprement parler, mais d'une décision stratégique à réévaluer dans les prochaines semaines.
Un élément souvent sous-estimé dans l'analyse de cet accord : l'UE accélère parallèlement sa stratégie de diversification commerciale afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis.
Pour les entreprises françaises, cela signifie que les débouchés commerciaux vers d'autres zones géographiques (Asie du Sud-Est, Afrique, Amérique latine) vont continuer à se développer comme priorité politique européenne. Les financements liés à cette diversification, les provisions pour nouveaux marchés, les couvertures de change : autant de postes qui méritent d'être intégrés dans une réflexion de trésorerie à moyen terme.
C'est précisément dans ces contextes de transition que la flexibilité des instruments de placement prend toute sa valeur. Pouvoir réallouer rapidement ses liquidités entre disponibilité immédiate et rendement de moyen terme est un avantage concret, pas seulement une commodité.
L'accalmie commerciale de ce 20 mai n'est pas une victoire définitive. C'est une fenêtre. Pour les entreprises françaises qui avaient constitué des réserves de précaution pendant les mois de tension, c'est le bon moment pour faire un bilan : quelle part de cette trésorerie est vraiment encore nécessaire en liquidités immédiates, et quelle part peut commencer à travailler ?
La réponse n'est pas la même pour chaque entreprise. Mais la question, elle, se pose pour toutes.
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